La Fée et ses Lubies

16 mars 2012

Petit guide des femmes à l'usage des hommes

Liste non exhaustive. Toute ressemblance ou similtude avec des faits existants ou ayant existé serait purement voulue et absolument pas fortuite.

homme-femme

 

Différencier ma femme de ma mère :

  • Bannir les phrases qui commencent par « Ma mère pense que », « ma mère voudrait que », « ma mère vient ».
  • Eviter les comparaisons entre la cuisine de ma femme et celle de ma mère, sauf si c’est à l’avantage de ma femme.
  • Aller voir ma mère tout seul, comme un grand. Emmener les enfants et laisser ma femme vaquer à ses propres occupations, elle n’en sera que plus détendue
 

Différencier ma femme de mes copains de régiment ou d’internat :

  • Respecter son manque d’intérêt pour le sport à la télé, la mécanique ou les films de guerre. Elle ne vous oblige pas à lire ses magazines féminins, si ?
  • Eviter de soulever la couette après un largage de caisse. Le bruit lui a suffit, merci.
  • Ne pas commenter vos exploits aux toilettes. Il y a une porte pour préserver l’intimité du lieu, merci de la respecter.
  • Oublier « jeu en réseau » comme proposition d’activité à partager à deux.

 

Ma femme est une princesse :

  • Laisser la porte de la salle de bains fermée quand votre femme est à l’intérieur. Elle n’a pas envie que vous l’observiez en train de scratcher ses points noirs ou de s’arracher à la pince des poils disgracieux au menton.
  • Ne pas poser de questions bêtes du genre « c’est toi qui sens la sueur, là ? » ou « c’est toi qui a pété ? » parce que la réponse sera non.
  • Répondre « Non » de façon claire et convaincante dès qu’elle demande « j’ai pas un peu grossi ? » ou « j’ai pas une ride, là ? ».

 

Ma femme n’est ni ma secrétaire, ni mon coursier : 

  • Ne pas demander à ma femme de répondre au téléphone et de dire que « je suis occupé si c’est Truc, pas là si c’est ma mère », etc. Elle a mieux à faire, peu importe ce que c’est.
  • Aller faire ses courses soi-même plutôt que de demander à ma femme d’aller acheter des ustensiles de bricolage dont elle ne connaissait pas le nom jusqu’à tout à l’heure. Elle ne vous demande pas de lui acheter des Tampax mais alors Regular, avec l’applicateur en carton, hein, pas en plastique sinon on peut pas les jeter dans les chiottes…
  • Se relire, se corriger et faire la mise en page de son courrier soi-même est une tâche très gratifiante.
 

Ma femme n’est pas une idiote :

  • Elle ne conduit pas comme une mémé, elle respecte les limitations de vitesse, c’est tout. Oui, elle est sûre qu’en ville c’est limité à 50.
  • Elle n’est pas de génétiquement prédestinée à changer les couches ni à passer la serpillière. Non, non.
  • Elle sait se servir d’un GPS, la preuve elle a programmé le chemin de l’école pour que vous puissiez y aller pour une fois. Oui les réunions sont aussi ouvertes aux pères.
  • Elle sait se servir d’un smartphone, d’un PC, ou de son iPad, merci. Par contre, vous pouvez vous entrainer à programmer le lave-linge ou à utiliser l’aspirateur puisque la technologie n’a aucun secret pour vous.
  • Elle sait ce que sont des préliminaires, inutile de tenter de lui faire croire que ça se limite à la fellation.

 

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07 mars 2012

Parents contre non-parents : la guerre est déclarée ?

 

 

Et on m’a pas prévenue ? J’ai vu aujourd’hui plusieurs articles sur la blog-O-sphère, l’un plutôt bien traité et non dénué d’humour sur Poils et capitons. Et un autre, qui dit en gros que si t’as des mômes c’est que tu les as voulus, donc interdiction de s’en plaindre, sinon t’avais qu’à prendre ta pilule, hein !

Alors j’ai décidé de faire une petite liste de ce dont on n’aurait pas le droit de se plaindre, en suivant la même logique, tous les trucs qui résultent de nos choix, et que l’on peut donc changer…

Ne te plains pas de tes cheveux : bouclés, trop bouclés, raides, trop plats ? La solution : rase-toi le crâne façon Britney ou Demi Moore pour GI Jane. Le matin un coup de gant de toilette ça fait des économies de temps et d’argent et surtout, t’auras plus à te plaindre !

Ne te plains pas de ton mari / concubin / petit ami : divorce !

Ne te plains pas de ta belle-mère : divorce, ça résout 2 problèmes en un ! (le mari ET la belle-mère, pour celles qui auraient du mal à suivre)

Ne te plains pas de ta mère : change de numéro de téléphone, déménage et ne lui dis rien.

Ne te plains pas de ton boulot, de ton patron, de tes collègues : démissionne, tu verras, tu te sentiras moins stressée, t’auras plein de temps libre, et tu économiseras ton capital « Plainte ». Pour ton bien et celui de ton entourage.

Ne te plains pas de la météo : pars vivre aux Seychelles ! Ouais de toutes façons t’as plus de boulot ni de mec, ni de famille, alors qu’est-ce qui te retiens ?

Ah ouais, dit comme ça, ça parait stupide ! Autant que de dire qu’on n’a que le droit de la fermer si nos enfants nous portent sur les nerfs parfois, ou si l’on se dit avec un brin de nostalgie que la vie sans enfants c’est quand même d’une simplicité déconcertante…

Oui, il y a des gens qui semblent ignorer qu’on peut aimer ses enfants plus que tout, et pourtant rêver d’une semaine de vacances, seule !

Avant, je me disais que jamais je n’assénerais « tu verras, quand t’auras des gosses à toi ! ». Mais ça c’était avant.

 

enfant

 

Crédit Photo

 

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05 mars 2012

Et mon cœur de maman s’est serré si fort…

Fin des vacances scolaires.

L’intello-à-lunettes était plutôt content encore hier soir de retourner à l’école. Oui, j’ai la chance d’avoir un enfant qui (pour le moment, du moins) aime l’école.

Ce matin, je l’active un peu au moment de partir, il a tendance à trainer… Alors, quand je l’ai vu pleurer dans la voiture, je me suis un peu énervée, je croyais que c’était parce que je lui avais dit de se dépêcher.

Et là, il me dit entre les sanglots qu’il est content de retourner à l’école mais que son copain M. ne veut plus être son copain « parce que je le suis partout ». Je me sens si triste tout à coup, je lui demande alors comment ça se passe, avec qui il joue à l’école. « Avec personne, je joue tout seul. Avec L. quand il est là, mais souvent il est absent ».

A ce moment-là, je te cache pas que j’ai eu les larmes aux yeux. Et un peu envie d’aller péter la gueule à tous les gamins de 5 ans de sa classe, incapables de voir que mon fils est un enfant adorable, d’une grande gentillesse, doté d’un humour hors du commun pour son âge, et d’un sens rare de l’autodérision. Mais je l’ai pas fait bien sur.

Non, j’ai juste serré sa petite main un peu plus fort que d’habitude dans la mienne...

Édit : tout s'est très bien passé au final!

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02 mars 2012

9 bonnes raisons de ne pas avoir envie d’être enceinte

no_grossesse

Il y a des femmes qui disent qu’attendre un bébé « c’est que du bonheur », eh ben c’est que des menteuses ! 

 

  1. 9 mois c’est très long. 9 mois sans boire d’alcool ni fumer, c’est une éternité. Ah et sans steak tartare, à cause de la toxoplasmose.

 

  1. 9 mois c’est le temps qu’il faut à toutes tes copines, à ta famille, et aux inconnus que tu vas rencontrer pour te raconter une petite histoire bien gore à propos d’un accouchement. Ou d’une expulsion de placenta.

 

  1. 9 mois à stresser à l’idée de devoir faire sortir un être humain de ton propre corps, c’est angoissant. Surtout quand tu sais par où ça sort.

 

  1. 9 mois pour le faire, 9 mois pour le défaire selon un adage. Tu t’imagines 9 mois de plus sapée en pantalon élastiqué à la taille et soutien-gorge taille parachute ?

 

  1. 9 mois de grossesse, de nausées, ballonnements, hémorroïdes, et autres mais 4 mois de congé maternité (dont seulement 6 semaines avant la naissance).

 

  1. 9 mois durant lesquels la balance de ton gynéco va devenir ta pire ennemie, celle qui te rajoute sans cesse 2 kilos que t’as même pas pris, juste pour que tu te fasses enguirlander. Et que tu te récoltes des examens supplémentaires au cas où tu ferais du diabète ou un truc du genre. Oui, en plus des prises de sang tous les mois.

 

  1. 9 mois c’est le temps qu’il faut pour qu’environ la moitié de la ville ait pu accéder à ton intimité : le gynéco, l’échographiste, les sages-femmes, les laborantins, les étudiants (étudiants-gynécos, étudiants-sages-femmes, etc.)

 

  1. 9 mois : 3 mois de nausées, 2 mois de bien-être (si t’as de la chance), 3 mois à marcher en pingouin, et le dernier mois ce sera pingouin version culbuto.

 

  1. 9 mois c’est qu’un début. Le plus facile.

 

Eh ben tu sais quoi ? Je suis pas encore convaincue…

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01 mars 2012

Tag et 10 questions (faciles)

J'ai été taguée par Babidji, alors je m'éxecute !

1/ Quel est le dernier film et la dernière série que tu as vu ?

Sachant que je ne vais jamais au cinéma, déjà ça sera pas une nouveauté… Le dernier que j’ai vu en entier c’est donc « Les bronzés font du ski » dimanche dernier…

Côté séries, je reconnais que j’aime bien ça mais en ce moment j’en regarde peu, et je trouve qu’il y a peu de trucs marquants sur les chaines TNT de base, ou c’est moi ? Pendant longtemps j’ai refoulé totalement Grey’s Anatomy, mais finalement je m’y suis mise et j’ai pleuré devant l’épisode comédie musicale. Ouais j’ai même pas honte !

 

2/ Combien de temps par semaine consacres-tu à ton blog en moyenne ?

Ca dépend (oui je sais ça dépasse !), dans l’idéal il me faudrait 2 à 3 heures par jours, je pense pour en faire ce que je veux, ça fait partie de mes objectifs à venir. Le truc c’est que je mets du temps à rédiger un article, et que parfois je le publie même pas parce que je le trouve trop merdique. Puis faudrait que je le relooke aussi. 

 

3/ Une rencontre entre blogueuses, ça te dirait ou bof bof ?

Oui, mais… j’aurais super la trouille en fait ! Je me dis que ce que j’aime aussi dans le fait de tenir un blog c’est l’anonymat, et je ne suis pas encore prête à m’exposer, même en petit comité !

 

4/ Si tu pouvais te faire téléporter quelque part, là, tout de suite, tu choisirais quel endroit ?

Dans les bras d’Antonio Banderas. Oui, c’est mon fantasme à moi. Et même pas honte.

 

5/ Quel est ton livre de chevet en ce moment ?

Je suis en train de lire Cinquième Avenue de Candace Bushnell (l’auteure de Sex and The City), et je vais en parler bientôt d’ailleurs sur mon blog !

 

6/ Thé ou Café ?

Café ! Je suis un peu trop accro alors je tente de me soigner, en remplaçant par du thé ou par une boisson detox (ouais ma lubie du moment, la cure detox) à savoir une tasse d’eau tiède avec un jus de citron et une petite cuillérée de miel, et finalement ça passe plutôt bien.

 

7/ Vanille ou Chocolat ?

Chocolat, évidemment.

 

8/ Mc Do ou Pizza Hut ?

McDo, de temps en temps j’aime bien et je sais qu’en plus ça ravit les enfants. En plus on a pas pizza Hut par ici.

 

9/ Quelles sont les petites choses qui te rendent heureuse ? 

Les petites attentions de mes enfants entre eux malgré leurs chamailleries presque incessantes… Les moments où l’un d’entre eux prend la défense d’un autre, j’adore ! Je me sens fière d’eux dans ces moments-là parce que je me dis qu’ils ont du cœur !

 

10/  Chat ou chien ?

Chat, même si je n’en ai pas. Si je devais avoir un animal de compagnie je n’imagine pas une seconde que ce pourrait être autre chose qu’un chat !


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29 février 2012

Un sourire à 4 euros

 sourire

Il y a déjà un petit moment qu’elles bougeaient, avec l’angoisse qu’elles tombent à l’école…

- Si elles tombent à l’école, je fais quoi moi ? 

- Ben tu le dis à la maîtresse, elle soit avoir l’habitude !

- Ok. Tu pourras lui dire ?

J’avais donc prévenu la maîtresse, mais c’est le premier soir des vacances qu’elles se sont décidées, à quelques dizaines de minutes d’intervalle…

Heureusement, je suis une maman prévoyante qui conservait précieusement, depuis plusieurs jours déjà, ses pièces de 2 euros, au cas où il faudrait fournir la petite souris. Parce que oui, cette salope de petite souris elle se sert dans mon porte-monnaie. Et si je ne voulais pas être obligée de taper dans la tirelire du moufflet pour fournir (oui j'avoue que j'y ai pensé, la honte !).

Et là, une autre angoisse m’étreint, plus grande que celle de ne pas avoir de monnaie pour me faire racketter par un rongeur imaginaire. Il a 5 ans et demi, certains lui ont déjà dit que la petite souris et le père noël n’existent pas mais lui, il continue à y croire. Quand il me pose la question je ne réponds ni oui, ni non, je lui demande ce qu’il en pense, lui. Et il pense qu’ils existent. Mais le jour où il apprendra que non, j’ai peur qu’il m’en veuille de lui avoir « menti », qu’il se sente trahi.

Oui, l’une de mes plus grandes peurs de maman, c’est ça : décevoir mes enfants.

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21 février 2012

Remise de trophées : les Docteur House d'Or !

 

Que les fans de la série ne me tombent pas dessus, si j’ai choisi de nommer ces trophées ainsi, c’est parce que le syndrome du Docteur House semble se répandre. Apparemment, certains médecins pensent qu’il suffit d’être prétentieux, détestable et puant pour être bon. Alors que non.

 

Le Docteur House d’Or de celui qu’aurait mieux fait d’aller potasser son Vidal au lieu de faire n’importe quoi :

Le gynéco de mon premier accouchement ! On l’a fait venir le samedi vers 9 heures du matin, en plein milieu d’un pont de 3 jours, pendant les vacances d’été. Certes, il y a de quoi être énervé.

Quand il a fallu me faire une injection d’antibiotiques, je lui ai donné le nom de celui auquel je suis allergique et lui m’a demandé « C’est quelle molécule ? » et moi j’en savais rien, et accessoirement ça faisait plus de 24 heures que j’avais pas dormi et quelques peu dérouillé. Alors, dans le doute, il a dit « on prend pas de risque » et il m’a fait injecter ce qu’on donne aux allergiques à la pénicilline.

Dommage, c’est justement à celui-là que moi je suis allergique.

Merci pour l’urticaire géant qui m’a bien gâché les premiers jours avec mon bébé.

 

Le Docteur House d’Or de celui pour qui les patients sont un numéro qu’il expédie vite fait, mais qui prend son temps quand il a un truc à te demander :

Le pédiatre des premiers temps de l’intello-à-lunettes ! Super sympa à la maternité, on a voulu continuer à le voir après, quitte à traverser toute la ville et à prévoir 1 mois à l’avance le prochain rendez-vous.

Alors quand c’est ton premier bébé, tu as quand même bien besoin parfois des conseils avisés d’un professionnel, donc le pédiatre te parait l’interlocuteur idéal pour ça. Et quand tu lui poses une question, celui-là te dit « Oh pour ça il faut prendre un rendez-vous spécial pour le comportement, c’est le samedi matin ! ».

La 3ème fois qu’il te demande si tu veux faire vacciner ton fils contre la varicelle, et que tu lui réponds pour la 3ème fois aussi, que non tu veux pas, vu qu’il l’a déjà eue.

Et la fois où il te pousse vers la porte de son cabinet avec ton moufflet tout débraillé en te disant « Vous n’avez qu’à finir de l’habiller dans la salle d’attente ! »(bon déjà t’es contente que ton gynéco il fasse pas pareil), et là quand tu passes devant la secrétaire et qu’elle te demande si tu veux un rendez-vous pour le mois prochain, tu lui réponds « Surement pas ! ».

Surtout que la fois précédente, il t’avait gardé un peu dans son bureau pour prendre tes coordonnées pros, parce que si tu pouvais faire passer le CV de sa fille vu que…  

 

Le Docteur House d’Or de celui qui se prend pour une star mais qui devait quand même pas être le premier de la classe pour se retrouver à bosser dans l’hôpital d’un bled

L’anesthésiste de mon 3ème accouchement ! J’avais bien compris que ça devait pas être un marrant quand j’ai vu la sage-femme préparer son plateau, le vérifier 10 fois, faire venir sa collègue pour vérifier qu’il ne manquait rien et me faire installer pour la pose de la péridurale avant même de l’avoir appelé. Le monsieur a daigné se pointer 45 minutes plus tard, non sans avoir rappelé avant pour s’assurer qu’il fallait qu’il vienne et que je n’avais pas changé d’avis.

Genre ça fait ¾ d’heure que je suis assise sur le bord d’une table d’accouchement à chialer ma misère, parce que c’est pas du tout physiologique quand t’as des contractions, pour craquer au moment où l’anesthésiste va pouvoir venir me soulager ? Non, mais ça va pas ?!

Alors il est venu, il a râlé après la sage-femme parce que pour un 3ème on peut proposer autre chose quand même. Après il a râlé après la sage-femme parce que les gants qu’elle avait sorti ça allait pas « Gardez les pour faire votre vaisselle ou laver votre voiture et apportez mois des gants pour poser une péridurale ».

J’étais pas trop en position de la ramener, j’avoue, parce que mon salut dépendait un peu de lui à ce moment-là. N’empêche que je l’ai descendu dans mon questionnaire de satisfaction à la fin de mon séjour. Lui et les repas de l’hôpital, non parce que on s’attend pas à du Bocuse, certes, mais au moins à manger à sa faim, non ?

 

J’aurais plein d’autres Docteur House d’Or à décerner, et je suis sûre que je ne suis pas la seule ! Ah et puis en parlant de Docteur House, on peut se moquer un peu…

 


Le clip de Christophe Hondelatte: paroles et grimaces

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18 février 2012

Petites hontes entre nous… ou en public

 

Je t’ai déjà raconté quelques épisodes de honte que je ne devais qu’à moi-même. Aujourd’hui, je vais te parler des petites (ou grosses) hontes que je dois à ma précieuse descendance, parce que oui, un enfant qui commence à bien parler, c’est pas toujours tout mignon. Parfois, c’est même démoniaque, la preuve par l’exemple…

#1 L’intello-à-lunettes devait avoir 2ans et demi, il commençait à découvrir l’anatomie et la différence entre les hommes et les femmes. Dans une boutique, j’essayais des vêtements pendant que ma mère le surveillait. Jusque-là tout va bien. Entre un couple, la quarantaine, et là mon tranquille petit moufflet se met à claironner« Je veux voir le zizi du monsieur ! » à moult reprises. Moi, morte de rire dans la cabine mais mortifiée à l’idée qu’il me faudrait en sortir à un moment. Ma mère, rouge de honte, le poursuivant dans le magasin en lui intimant de se taire.

#2 Quelques mois plus tard, à la banque où je patientais avec lui pour voir ma conseillère, dans un silence d’église, la guichetière vaque à ses occupations vêtue d’un pull violet flashy. « Maman, pourquoi la dame elle a un gros ventre ? » alors là, tu fais genre je regarde dehors, même si t’as bien compris qu’il parlait de la guichetière, en disant « Ah, j’ai pas regardé dehors, mon cœur, je l’ai pas vue passer… ». Là, t’es fière de toi, t’as noyé le poisson. « Mais non, dans la banque ! La dame violette ! ». Là, t’as juste envie de disparaitre parce que tu sais bien qu’elle est pas enceinte et toi aussi t’avais remarqué que sa tenue n’était pas trop flatteuse, quoi, mais t’as rien dit. Pfff

#3 L’intello-à-lunettes toujours, il devait avoir 4 ans et demi, il balance comme ça à mon oncle « Toi, t’es vieux ! Bientôt tu vas être mort». Euh, quelqu’un veut un apéro ? Ah, bon il est que 10h ? Dommage…

#4 Attila, dans une célèbre enseigne de fast-food, s’éclate comme une petite folle dans les jeux. Bien sûr, au moment de partir, pas moyen de la décoller du toboggan. Une gentille dame assise plus loin, me dit « Oh ben je l’emmènerai moi si elle veut pas venir avec vous ! ». Pensant que ça marcherait je dis à ma princesse, « Papa, bébé et moi on s’en va. Toi tu partiras avec la dame qui est là-bas ». Ben elle a acquiescé, genre rien à faire de ma mère quoi. Je pars donc avec le Macho et Mini-Glouton. Evidemment, je fais le tour et retourne chercher ma chipie que j’imaginais désemparée d’avoir été abandonnée. Elle s’éclatait toujours au toboggan, et quand la gentille dame lui a dit « Oh regarde, elle est revenue te chercher ta maman ! », elle m’a regardée puis s’est retournée vers la dame pour lui dire « Non, j’en veux plus ! ». Et pan, dans tes dents maman…

#5 Le jeu de rôle selon Attila « moi je m’appelle maman et toi tu es Attila », alors j’en profite pour me moquer un peu « je m’appelle Attila et je fais caca dans ma couche ou dans ma culotte parce que je veux pas aller sur le pot ». Et la demoiselle se met à se dandiner « Moi je m’appelle Maman, et je mets pas de culotte pour aller à l’école ! », devant un Macho hilare « Ah si tu dis ça à l’école y’a plein de papas qui vont te demander où elle est ta maman ! »

J’ai vraiment hâte que mini-Glouton commence à parler, tiens !

PS : Je tiens à préciser que je porte toujours une culotte (enfin techniquement c’est parfois un string) pour aller à l’école.

PS 2 : Pour aller ailleurs qu’à l’école aussi.


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16 février 2012

Pourquoi les parents français sont supérieurs [Traduction de l'article de Pamela Druckerman]

Article paru dans le Wall Street Journal le 4 février 2012

 Pendant que les Américains s’inquiètent à propos de la parentalité moderne, les Français sont heureux d’élever des enfants sages, sans aucun stress. Pamela Druckerman sur les secrets des Gaulois pour éviter les crises de colères, enseigner la patience  et savoir dire « non » avec autorité.

Par Pamela Druckerman

Quand ma fille avait 18 mois, mon mari et moi avons décidé de l’emmener un peu en vacances d’été. Nous avons choisi une ville côtière à quelques heures de train de Paris, où nous vivions (je suis Américaine, il est Britannique), et réservé une chambre d’hôtel avec un lit pour bébé. Bean, comme nous l’appelons, était notre seul enfant à ce moment-là, pardonnez-nous donc d’avoir pensé : Comment cela pourrait-il être dur ?

Nous avons pris le petit-déjeuner à l’hôtel, mais avons du déjeuner et diner dans les petits restaurants de fruits de mer sur le vieux port. Nous avons rapidement découvert que prendre deux repas par jour au restaurant avec un enfant en bas-âge c’est un peu le cercle de l’enfer.

Bean ne portant qu’un bref intérêt à la nourriture, après quelques minutes, elle renversait les salières et déchiquetait les paquets de sucre. Puis, elle demandait à descendre de sa chaise-haute, afin de se précipiter à travers le restaurant et s’approcher des quais.

Notre stratégie consistait à finir de manger très rapidement. Nous commandions à peine étions nous assis, nous suppliions le serveur de nous apporter rapidement du pain et de nous servir les entrées et plats de résistance en même temps. Pendant que mon mari prenait quelques morceaux de poissons, je m’assurais que Bean ne se prenait pas de coups de pieds par les serveurs, ou ne disparaissait pas en mer. Puis nous inversions. Nous laissions un énorme pourboire en guise d’excuses pour les morceaux de serviettes déchirées et de calamars éparpillés autour de notre table.

Après d’autres repas au restaurant plus pénibles, j'ai commencé à remarquer que les familles françaises qui nous entouraient ne semblaient pas partager notre angoisse des repas. Bizarrement, on aurait dit qu'ils étaient en vacances. Les tout-petits français étaient assis avec contentement dans leurs chaises hautes, en attendant leur nourriture, ou mangeant du poisson et même les légumes. Il n'y avait pas de cris ou de pleurs. Et il n'y avait pas de débris tout autour de leurs tables.

Bien qu’à ce moment-là j'avais déjà vécu en France pendant quelques années, je ne pouvais pas l'expliquer. Et une fois que j'ai commencé à penser à la parentalité française, j'ai réalisé que ce n'était pas seulement le moment des repas qui était différent. J'ai soudain eu beaucoup de questions. Pourquoi, par exemple, durant les centaines d'heures que j’ai passées au terrain de jeux français, je n'avais jamais vu un enfant (sauf le mien) faire une crise de colère? Pourquoi mes amies françaises n’ont jamais besoin de raccrocher précipitamment le téléphone parce que leurs gamins demandaient quelque chose? Pourquoi leurs salons ne sont pas occupés par des tipis et des mini-cuisines, comme les nôtres?

Bientôt, il est devenu clair pour moi que tranquillement et de façon générale, les parents français ont obtenu des résultats qui ont créé une atmosphère tout à fait différente de  vie de famille. Lorsque les familles américaines nous rendent visite, les parents passent en général une grande partie de leur temps à arbitrer les disputes de leurs enfants, à aider leurs bambins à tourner autour de l'îlot de cuisine, ou au sol à construire des villages Lego. Quand des amis français nous rendent visite, en revanche, les adultes prennent le café et les enfants jouent joyeusement entre eux.

À la fin de nos vacances désastreuses à la mer, j'ai décidé de comprendre ce que les parents français faisaient différemment. Pourquoi les enfants français ne jettent pas la nourriture ? Et pourquoi leurs parents ne crient pas ? Pourrais-je changer de fil de conduite et obtenir les mêmes résultats avec ma propre progéniture?

Motivée par mon désespoir de mère, j'ai passé ces dernières années à enquêter sur la  parentalité française. Et maintenant, avec  Bean qui a 6 ans et des jumeaux qui en ont 3, je peux vous dire ceci: les Français ne sont pas parfaits, mais ils ont des secrets d’éducation qui fonctionnent vraiment.

J'ai d'abord réalisé que je tenais quelque chose quand j'ai découvert une étude de 2009, dirigée par des économistes de Princeton, comparant les expériences de garde d'enfants pour les mères dans la même situation à Columbus, Ohio, et Rennes, France. Les chercheurs ont constaté que les mamans américaines ont estimé deux fois plus désagréable de s’occuper de leurs enfants. Dans une autre étude par les mêmes économistes, les mères qui travaillent dans le Texas ont déclaré que même les travaux ménagers étaient plus plaisants que de s’occuper des enfants.

Rassurez-vous, je ne souffre  pas d'une inclination pro-Française. Au contraire, je ne suis même pas sûre que j'aime vivre ici. Je ne veux absolument pas que mes enfants grandissent pour devenir des parisiens snobs.

Mais à propos de ces problèmes, la France est le parfait révélateur des difficultés actuelles de la parentalité américaine. Les parents de la classe-moyenne française (je n'ai pas suivi les très riches ou pauvres) ont des valeurs qui me semblent familières. Ils aiment parler à leurs gamins, leur montrant la nature et leur lisant de nombreux livres. Ils les amènent à des leçons de tennis, des cours de peinture et des musées scientifiques interactifs.

Pourtant, les Français ont réussi à être présents auprès de leurs familles sans pour autant devenir obsessionnels. Ils partent du principe que même de bons parents ne sont pas constamment au service de leurs enfants, et qu'il n'y a pas besoin de se sentir coupable à ce sujet. «Pour moi, les soirées sont pour les parents », m'a dit une mère parisienne. "Ma fille peut être avec nous si elle veut, mais c’est le moment des adultes." Les parents français veulent que leurs enfants soient stimulés, mais pas tout le temps. Alors que certains bambins américains reçoivent des tuteurs mandarin et des formations de pré-alphabétisation, les enfants français sont -par choix- libre de trottiner d'eux-mêmes.

Je suis loin d'être la première à souligner que la classe moyenne américaine est face à un problème de parentalité. Ce problème a été soigneusement diagnostiqué, critiqué et nommé: « surparentalité », « hyperparentalité », « parentalité hélicoptère », et mon préféré, la « gaminarchie » [kindergarchy]. Personne ne semble aimer l'implacable et malheureuse direction que prend la parentalité  américaine, et encore moins les parents eux-mêmes.

Bien sûr, les Français ont toutes sortes de services publics qui aident à avoir des enfants plus charmants et moins stressants. Les parents n'ont pas à payer pour le préscolaire, à s’inquiéter pour leur assurance maladie ou épargner pour les études. Beaucoup obtiennent des allocations mensuelles -versées directement dans sur compte en banque- juste pour avoir des enfants.

Mais ces services publics n’expliquent pas toutes les différences. Les Français, selon moi, semblent avoir un cadre tout à fait différent pour élever des enfants. Quand j'ai demandé à des parents français comment ils disciplinaient leurs enfants, il leur a fallu quelques instants juste pour comprendre ce que je voulais dire. "Ah, tu veux dire comment pouvons-nous les éduquer ?" demandèrent-ils.  Je me suis vite rendue compte que «Discipline» est une notion étriquée rarement utilisée qui va avec punition. Alors que "l'éducation" (qui n'a rien à voir avec l'école) est quelque chose qu'ils s'imaginent faire tout le temps.

L’une des clés de cette éducation est le simple fait d'apprendre à attendre. C'est pourquoi les bébés français que je rencontre souvent dorment toute la nuit à partir de deux ou trois mois. Leurs parents ne les prennent pas à la seconde où ils se mettent à pleurer, ce qui permet aux bébés d'apprendre à se rendormir. C'est aussi pourquoi les tout-petits français sont assis joyeusement dans un restaurant. Plutôt que de grignoter toute la journée comme les enfants américains, ils ont surtout besoin d'attendre l'heure du repas pour manger. (Les enfants français ont systématiquement trois repas par jour et une collation autour de 16 heures)

Un samedi, j'ai rendu visite Delphine Porcher, une jolie avocate du travail, dans le milieu de la trentaine, qui vit avec sa famille dans la banlieue Est de Paris. Quand je suis arrivée, son mari travaillait sur son ordinateur portable dans le salon, tandis qu’Aubane, 1 an, sommeillait à proximité. Pauline, 3 ans, était assise à la table de la cuisine, complètement absorbé dans la tâche de remplir  de pâte gâteau des petits moules. Elle résistait d’une manière ou d’une autre à la tentation de manger la pâte.

Delphine a dit qu'elle n'a jamais spécialement enseigné la patience à ses enfants enfants. Mais les rituels quotidiens de sa famille sont un apprentissage au long cours dans la façon de gérer la frustration. Delphine m’a dit que parfois elle a achète des bonbons à Pauline. (les bonbons sont exposés dans la plupart des boulangeries.) Mais Pauline n'est pas autorisée à manger les bonbons jusqu'au gouter, même si cela signifie attendre plusieurs heures.

Quand Pauline a tenté d'interrompre notre conversation, Delphine a dit: «Attend deux minutes, mon petit. Je suis en train de parler." Elle était à la fois très polie et très ferme. J'ai été frappée à la fois par la façon douce dont Delphine l'a dit et par la façon dont elle semblait certaine que Pauline lui obéirait. Delphine a également enseigné à ses enfants une capacité liée: apprendre à jouer seuls. "La chose la plus importante est qu'il apprenne à être heureux par lui-même," dit-elle de son fils, Aubane.

C'est une compétence que les mères françaises essayent explicitement de cultiver chez  leurs enfants, plus que les mères américaines. Dans une étude de 2004 sur les croyances parentales des mères ayant un niveau d’études supérieures aux États-Unis et en France, les mamans américaines ont déclaré qu’encourager leurs enfants à jouer seul était d'une moyenne importance. Mais les mamans françaises ont déclaré que c’était très important.

Plus tard, j’envoyais un email à  Walter Mischel, l'expert mondial sur la façon dont les enfants apprennent à attendre une récompense. Comme c'est arrivé, M. Mischel, âgé de 80 ans et un professeur de psychologie à l'Université de Columbia, était à Paris, séjournant chez sa petite amie de longue date. Il a accepté de me rencontrer pour prendre un café.

M. Mischel est surtout célèbre pour l'élaboration du "test du marshmallow" dans les années 1960 quand il était à Stanford. Dans ce document, un expérimentateur conduit un enfant de 4 - ou 5- ans dans une salle où il y a un marshmallow sur une table. L'expérimentateur dit à l'enfant qu'il va quitter la salle pendant un petit moment, et que si l'enfant ne mange pas le marshmallow jusqu'à ce qu'il revienne, il sera récompensé par deux marshmallow. S'il le mange, il aura seulement eu celui-là.

La plupart des enfants ne pouvait attendre qu’environ 30 secondes. Seulement une personne sur trois a tenu pendant les 15 minutes complètes où l'expérimentateur était absent. Le truc que les chercheurs ont constaté, c'est que ceux qui ont été capables d’attendre savaient se distraire par eux-mêmes.

Cela fut confirmé par la suite, au milieu des années 1980, M. Mischel et ses collègues ont constaté que les personnes capables de différer leur satisfaction étaient mieux à même de se concentrer et de raisonner, et « ont tendance à ne pas tomber en morceaux face au stress», comme le dit leur rapport.

Se pourrait-il qu’enseigner aux enfants la frustration plutôt que la satisfaction immédiate, comme le font les parents des classes moyennes françaises, les rende plus calmes et plus résistants? Cela pourrait en partie expliquer pourquoi les enfants de la classe moyenne américaine, qui obtiennent en général ce qu'ils veulent tout de suite, s'effondrent si souvent face au stress?

M. Mischel, qui est originaire de Vienne, n'a pas effectué le test du marshmallow sur les enfants français. Mais, en observateur de longue date de la France, il a dit qu'il a été frappé par la différence entre les enfants français et américains. Aux États-Unis, a t-il dit, "l'impression évidente qu'on a, c'est que l'auto-discipline est devenue de plus en plus difficile pour les enfants."

Les parents américains veulent que leurs enfants soient patients, bien sûr. Nous encourageons nos enfants à partager, à attendre leur tour, à mettre la table et à pratiquer le piano. Mais la patience n'est pas une qualité que nous perfectionnons aussi assidûment que les parents français le font. Nous avons tendance à croire que si les enfants sont patients c’est une question de tempérament. Dans notre optique, certains parents ont la chance d’avoir un enfant patient ou pas.

Les parents et les soignants français ont du mal à croire que nous sommes si  laxiste sur une capacité si cruciale. Lorsque j'ai abordé le sujet lors d'un dîner à Paris, mon hôte français a raconté une anecdote sur le sujet qu’il a vécue durant une année passée en Californie du Sud.

Lui et son épouse s'étaient liés d'amitié avec un couple américain et ont décidé de passer un week-end avec eux à Santa Barbara. C'était la première fois qu'ils rencontraient les enfants des autres, dont l'âge variait de 7 à 15. Des années plus tard, ils se souviennent encore comment les enfants américains interrompaient fréquemment les adultes au milieu d'une phrase. Et il n'y avait pas de repas à heures fixes, les enfants américains venaient au réfrigérateur et prenaient de la nourriture quand ils le voulaient. Pour le couple français, il semblait que les enfants américains étaient responsables.

"Ce qui nous a frappé, et nous a dérangés, c'est que les parents n'ont jamais dit« non, »dit le mari. Les enfants font " N'importe quoi ", a ajouté son épouse.

Après un certain temps, il m'a frappé que les descriptions que la plupart des Français font des enfants américains comprennent cette phrase " N'importe quoi ", qui signifie « ce qu'ils veulent ». Cela signifie que les enfants américains n'ont pas de limites fermes, que leurs parents manquent d'autorité, et que n’importe quoi peut se passer. C'est l'antithèse de l'idéal français du  cadre dont les parents français parlent souvent. Un cadre signifie que les enfants ont des limites très fermes au sujet de certaines choses, que les parents font appliquer sévèrement. Mais à l'intérieur du cadre, les parents français confient à leurs enfants avec beaucoup de liberté et d'autonomie.

L'autorité est l'une des parts la plus impressionnante de la parentalité française et peut-être la plus difficile à maîtriser. Beaucoup de parents français que je rencontre ont une autorité facile et calme avec leurs enfants que je ne peux que leur envier. Leurs enfants les écoutent vraiment. Les enfants français ne sont pas toujours à se précipiter, à répondre, ou à s'engager dans des négociations prolongées.

Un dimanche matin dans le parc, ma voisine Frédérique m’a vue essayant de faire face à mon fils, Léo, qui avait alors 2 ans. Leo fait tout rapidement, et quand j’allais au parc avec lui, j'étais constamment en mouvement, moi aussi. Il semblait considérer les portes autour de l’aire de jeux comme une simple invitation à le quitter.

Frédérique avait récemment adopté une belle rousse de 3 ans dans un orphelinat en Russie. Au moment de notre sortie, elle était une mère depuis trois mois. Pourtant, par le seul fait d'être française, elle avait déjà une vision tout à fait différent de la mienne concernant l'autorité  et de ce qui était possible et  Pas possible .

Frédérique et moi étions assises près du bac à sable, à essayer de discuter. Mais Leo essayait encore de sortir de la grille entourant le bac à sable. Chaque fois, je me levai pour le chasser, le gronder, et le ramener, pendant qu'il criait. Dans un premier temps, Frédérique regardé ce petit rituel en silence. Puis, sans aucune condescendance, elle a dit que si je courais après Léo tout le temps, nous ne serions pas en mesure de nous adonner au plaisir de s'asseoir et de discuter pendant quelques minutes.

"C'est vrai," ai-je dit. "Mais qu'est-ce que je peux faire?" Frédérique dit que je devrais être plus sévère avec Leo. Dans mon esprit, passer mon après-midi à courir après Léo était inévitable. Dans son esprit, ce n’était Pas possible.

J'ai fait remarquer que j'avais grondé Leo pendant les 20 dernières minutes. Frédérique sourit. Elle a dit que je devais rendre mon "non" plus fort et de y croire vraiment. La fois suivante quand Leo a essayé de courir à l'extérieur du bac à sable, je lui ai dit «non» plus fortement que d'habitude. Il est parti quand même. Je l’ai suivi et traîné en arrière. "Vous voyez?" je lui ai dit "Ce n'est pas possible."

Frédérique sourit de nouveau et m'a dit de ne pas crier, mais plutôt de parler avec plus de conviction. J'ai eu peur de lui faire peur. "Ne vous inquiétez pas," a dit Frédérique, en m’encourageant.

Leo n'a pas plus écouté la fois suivante. Mais j’ai senti progressivement mes «non» devenir plus convaincants. Ils n'étaient pas plus forts, mais ils étaient plus sûrs d'eux. A la quatrième tentative, lorsque j'ai finalement été débordante de conviction, Leo s’est approché de la porte, mais ne l’a miraculeusement pas ouverte. Il se retourna et me regarda avec méfiance. J'ai élargi mes yeux et j'ai essayé le regard désapprobateur.

Après environ 10 minutes, Leo cessé d'essayer de sortir. Il semblait oublier la grille et jouer dans le bac à sable avec les autres enfants. Bientôt Frédérique et moi avons pu papoter, avec les jambes allongées devant nous. J'ai été choqué que Léo me considère soudain comme une figure d'autorité.

"Regardez ça," dit Frédérique, sans jubiler. "C’était le bon ton de votre voix." Elle a souligné que Leo ne semblait pas être traumatisé. A ce moment -et peut-être pour la première fois- il a vraiment eu l’air d’un enfant français.

 

[Il s'agit d'une traduction que j'ai faite moi-même, que j'espère la plus fidèle possible, en aucun cas il ne s'agit de mon avis. Mais t'en fais pas bientôt je commenterais !]

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Posté par LaFeeDuLac à 15:34 - La Fée et ses Lutins - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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07 février 2012

Théorie de la reconversion professionnelle

 

Comme tu le sais peut-être, je ne travaille plus. Non, je réfléchis.

Oui, je suis une blonde qui réfléchit.

 Non, on ne se moque pas !

Il y a des exemples de reconversions réussies, de toutes sortes, j’en ai plein sous les yeux.

Dans le sport, par exemple, il y a ceux qui restent dans le milieu en devenant entraineurs.

Il y a Yannick Noah, qui a même réussi à faire oublier qu’il a été autre chose que chanteur, ça c’est le summum de la réussite dans un changement de voie quand même, avoir été au top dans un domaine et faire encore mieux dans quelque chose de totalement différent.

Bon, il y a aussi ceux qui deviennent acteur de pubs Kinder Bueno. Et quel acteur ! (non je déconne) Ah, on me dit que Tsonga est toujours tennisman… Qu’il le reste alors.

Il y a des top-models qui deviennent chanteuses, et qu’on aime bien. Et qui changent un peu trop en épousant un président, c’est dommage.

Il y a celles qui ont su tirer parti de leur image, et dont on ne sait plus trop ce qu’elles ont fait avant, potiche dans un girls band ? Ni ce qu’elles font aujourd’hui à part être potiche anorexique de footballeur, qui fait les boutiques avec son bébé dans les bras dans les pages people des magazines.

Bon, revenons-en à moi, hein. Je vais faire quoi maintenant ? J’aimerais écrire mais je crois que j’ai un peu la trouille, en fait. Et je sais pas quoi faire contre ça, je sais que personne d’autre ne peut faire les choses à ma place. Il n’y a qu’en moi que je pourrais trouver le courage et les ressources.

indecision

Et si malgré tout, ça ne marchait pas ? Si j’échouais lamentablement, je ferais quoi après ? Tant que je n’essaye pas, je peux toujours me dire que c’est possible, peut-être…

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Posté par LaFeeDuLac à 15:42 - Lubies de métiers - Commentaires [12] - Rétroliens [0]