Il y a 10 mois, tu t’installais au creux de mon ventre.

Il y a un mois, tu poussais ton premier cri (suivi de plein d’autres depuis) et on échangeait notre premier regard tous les deux… Je te prenais dans mes bras pour la première fois, et il semblerait que je n’ai pas le loisir de te poser depuis…

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Tu es entré dans notre vie comme un ouragan (la tempête en moi a balayé le passé) (tu l’as dans la tête maintenant?) (ne me remercie pas), petit bonhomme accro à sa maman que je ne peux pas poser sans subir ce regard furieux et tes petits poings tous serrés… d’ailleurs, je ne te pose jamais bien longtemps car tu ne tardes pas à te faire entendre pour réclamer le “boob express”, parce que la sucette ne satisfait pas ou pas longtemps ton besoin de succion…

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Tu as fait de ma Mini une grande sœur qui prend son rôle très à cœur… Presque trop, elle n’a que 3 ans et l’autre jour alors qu’elle était malade je lui ai donné ses médicaments (gouttes dans l’oreille et dans le nez), elle n’a pas ronchonné, et m’ a juste dit “J’ai même pas pleuré”. Elle n’a plus jamais fait de pipi dans la culotte et refuse même la couche pour la nuit… Elle s’habille seule, se douche seule (presque), je devrais être contente mais j’ai peur de la faire grandir trop vite tout à coup…

Ton grand frère me provoque, ta grande sœur est égale à elle même: colérique, râleuse et câline…

Ton père n’aime pas trop s’occuper des bébés, il préfère les enfants qui remuent, quand il peut les attraper par les pieds et les brasser dans tous les sens ! Alors pour le moment, il se contente de dispenser ses précieux conseils sur l’allaitement (“ca lui suffit pas” “ ça le nourrit pas” “si tu lui donnais des biberons, il dormirait la nuit”) ou sur les façons de t’occuper pour t’empêcher de pleurer et de réclamer maman (“il lui faut un doudou parce qu’il s’ennuie” “il fait des caprices !”). Je t’ai dit qu’il y connaissait rien en bébé ?

Ta mère (moi donc) a toujours 12 kilos de trop, elle a même du s’acheter un jean en 42 parce qu’elle ne rentre plus dans aucun de ses pantalons. Elle n’a pas le  temps de dormir, de repasser ou de s’épiler sous les bras. Elle a les bouts de seins en feu à force de servir de tétine géante (ça c’est ta punition, si un jour tu lis ce blog, tu imagineras les boobs de ta mère) et l’impression d’être sans cesse débordée… Mais quand tu la regardes droit dans les yeux, sans ciller, elle ressent des bouffées d’amour tellement fort que les larmes lui montent aux yeux… Elle n’en revient pas de la chance qu’elle a de vous avoir tous les quatre…