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Voilà j'ai décidé de me passer de fb pour plusieurs raisons. Le première étant que plusieurs choses m'ont énervée ces derniers temps. Le versement de la prime de rentrée scolaire a été la goutte d'eau qui a mis le feu. Je sais, tous les ans c'est pareil. Mais là, ça m'a gonflée plus que les autres années.

Oui, c'est une chance de vivre dans un pays où ça existe. Oui, c'est un peu injuste pour ceux qui n'y ont pas droit parfois parce que leurs revenus de l'année précédente étaient supérieurs. Oui, c'est idiot de ne pas la verser à ceux dont les enfants suivent une instruction à la maison.

Mais non, tous les parents ne se précipitent pas à Auchan pour s'acheter un écran plat et un iPhone. La plupart en profitent pour rhabiller les enfants pour la saison qui vient, pour acheter les fournitures scolaires et peut-être aussi pour financer une activité extra scolaire pour laquelle on n'aurait pas forcément eu le budget.

Comment on faisait avant? Demandent certains. L'argument moisi du "tout se perd". Avant, on faisait sans, c'est sûr. C'était mieux? Pas sûr. "Avant" mais avant quoi? Avant fb? Avant qu'on puise se permettre de crier sa rage anonymement derrière un écran? Qui oserait aller trouver une maman qui galère toute l'année pour élever ses enfants et lui dire que bon, ses grands-parents ils faisaient sans et qu'elle ferait bien d'en prendre un peu de la graine, non mais oh! Mais sur fb on peut se le permettre.

Ces remarques sont aussi parfois teintées de racisme primaire. Écœurant. Des propos que ces gens n'oseraient pas tenir en public dans la vraie vie. Mais sur fb on peut se le permettre.

Critiquer le gouvernement en publiant des photos à la con avec des petites phrases assassines. Et ne rien faire de concret pour améliorer les choses. Critiquer les quartiers où les pompiers ne peuvent intervenir sans se faire caillasser et tirer sur l'ambulance, sur fb on peut se le permettre.

Sortir un bout de phrase entendue chez le coiffeur et juger la personne qui l'a prononcée entre nous sur fb, on peut. Mais devant la personne, on a fermé sa gueule.

D'un autre côté, je sais qu'il y a aussi de grands élans de solidarité. De belles rencontres. Des échanges enrichissants. Du soutien et de bons conseils. De la présence tout simplement quand on en a parfois besoin.

L'autre gros problème avec fb, c'est l'addiction que ça génère. Le temps qu'on y perd parfois à cliquer sur des liens, à regarder des vidéos, à participer à des jeux. Alors pour la semaine à venir, je vais tenter de me désintoxiquer, ce sera mon défi.